Un grave accident de la circulation est survenu ce vendredi, 4 avril 2025 devant l’école militaire de Manéah. Alors qu’un de nos précédents article évoquait la responsabilité d’un véhicule de la Croix-Rouge dans la collision qui a coûté la vie à un jeune motard, une autre version des faits vient relancer le débat.
Selon un témoin oculaire, l’accident aurait été provoqué par un véhicule militaire appartenant aux forces spéciales, qui circulait à contre-sens. Ce témoin, Mohamed MARA, se trouvait justement à bord de la moto impliquée dans l’accident.
« Je partais prendre de l’argent à la banque. En chemin, j’ai vu un grand embouteillage. J’ai rencontré le motard, je lui ai demandé de m’amener à Coyah…. En route, un pick-up remontait en sens interdit. Il y avait seulement des éléments des forces spéciales à bord. Le jeune a évité un autre motard, mais en relevant la tête, il s’est retrouvé face au véhicule des forces spéciales. Ils ont percuté la moto. Le petit est tombé devant une citerne. La citerne lui a roulé dessus. J’étais son passager », a-t-il confié à notre rédaction.
Mohamed MARA affirme également avoir recueilli les effets personnels de la victime téléphone, sac, clés de moto dans la confusion qui a suivi le drame. Il décrit une scène tendue où des jets de pierres ont été lancés et où les éléments des forces spéciales, déstabilisés, ne savaient comment quitter les lieux. « Les policiers sont venus. Ils ont demandé aux forces spéciales de s’enfuir », ajoute-t-il.
Cette nouvelle version des faits, qui contredit celle initialement rapportée par un syndicaliste, relance la question des responsabilités dans ce drame qui a entraîné une paralysie à cet endroit de la route nationale N°1. Pour l’heure, aucune communication officielle n’a été faite par les autorités compétentes.
Saa Joseph KADOUNO