Dans une publication sur sa page Facebook, l’artiste reggaeman et activiste Élie KAMANO a vivement réagi à la grâce accordée à l’ancien chef de la transition guinéenne, Moussa Dadis CAMARA. Cette décision, rendue publique dans la nuit du vendredi 28 mars 2025 à la télévision nationale, suscite des débats et des réactions contrastées dans l’opinion publique.
Condamné en juillet 2024 dans le cadre du procès du massacre du 28 septembre 2009, Moussa Dadis CAMARA a bénéficié de la clémence des autorités actuelles qui l’ont gracié. Pour Élie KAMANO, cette libération n’est pas sans arrière-pensées politiques. « L’histoire me donnera raison sur vous pour une seconde fois, mon capitaine. Vous allez fumer le calumet de la paix avec eux juste le temps de passer les élections », a-t-il écrit, exprimant ainsi son scepticisme quant aux motivations réelles derrière cette décision.
Dans un ton tranchant et imagé, l’artiste prédit une mise à l’écart progressive de l’ancien chef de la junte après l’utilisation de son influence politique à des fins électorales. « À défaut de vous ramener en prison sans prétexte valable, ils mettront des moyens à votre disposition et vous ferez exiler loin du pays », ajoute-t-il, insinuant un stratagème visant à éloigner Dadis CAMARA de la scène politique nationale.
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Loin de dénoncer la libération en elle-même, Élie KAMANO critique ce qu’il appelle un « deal machiavélique » qui se cacherait derrière cette décision. Il souligne le caractère potentiellement conflictuel de la cohabitation entre l’ex-chef de la junte et les actuelles autorités de la transition. « Il ne peut y avoir deux capitaines dans un bataillon. », prévient-il, laissant entendre que cette situation pourrait déboucher sur de nouvelles tensions politiques.
Cette prise de position d’Élie KAMANO vient alimenter un débat déjà vif au sein de la société guinéenne sur la gestion de la justice transitionnelle et les enjeux politiques liés aux prochaines échéances électorales.
À suivre…!
La rédaction