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	<title>gendarmerie &#8211; Guineepanorama</title>
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	<description>Une vision Globale de la Guinée</description>
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	<title>gendarmerie &#8211; Guineepanorama</title>
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		<title>Le ministre du Buget adoube la Gendarmerie : « ils ont pu mobiliser 92 milliards en 6 jours »</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Dec 2024 10:12:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Lors de la plénière sur l’adoption de la LFI 2025 lundi 23 décembre 2024, les conseillers nationaux ont adopté le volet recettes de la loi de finances initiale pour l’exercice 2025. Estimé à plus de 35 000 milliards de francs guinéens, ce budget repose en grande partie sur les recettes intérieures, un domaine où le [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="font-size: 17px;">Lors de la <a href="https://guineepanorama.com/cnt-le-volet-recettes-du-projet-de-loi-de-finances-initiale-2025-adopte/">plénière sur l’adoption de la LFI 2025 lundi 23 décembre 2024</a>, les conseillers nationaux ont adopté le volet recettes de la loi de finances initiale pour l’exercice 2025. Estimé à plus de 35 000 milliards de francs guinéens, ce budget repose en grande partie sur les recettes intérieures, un domaine où le ministre du Budget, Facinet SYLLA, insiste sur l’importance de ne rien laisser au hasard. </span><span style="font-size: 17px;">L’intervention de la gendarmerie, bien que décriée, a prouvé son efficacité en termes de mobilisation rapide de fonds, selon lui.</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 17px;">S’exprimant sur les méthodes de recouvrement des recettes, le ministre a mis en avant le rôle clé joué par la gendarmerie, malgré les critiques qu’a suscité leur implication. Facinet </span><span style="font-size: 17px;"><b>SYLLA</b></span><span style="font-size: 17px;"> a affirmé : </span><span style="font-size: 17px;"><i>« Quand j&rsquo;ai impliqué la gendarmerie dans la récolte des recettes de l&rsquo;État, ça crié pour dire que non, ils ont un esprit violent. Mais ils ont pu mobiliser 92 milliards en 6 jours. Après ça crié. »</i></span><br />
<span style="font-size: 17px;">Il a poursuivi en comparant ces résultats avec ceux obtenus lorsque les civils ont repris cette mission, sous la pression de diverses parties. </span><span style="font-size: 17px;"><i>« Dès que nous avons ramené ça au niveau des civils, [&#8230;] pendant 15 jours, nous n&rsquo;avons pas pu récupérer 15 milliards, » </i></span><span style="font-size: 17px;">a-t-il souligné, ajoutant que sur cette somme, un seul opérateur avait contribué 6 milliards.</span></p>
<p><span style="font-size: 17px;">Le ministre a également dénoncé le manque de coopération de certains intermédiaires, expliquant que leur mauvaise foi avait conduit les partenaires du processus à se retirer.</span></p>
<p><span style="font-size: 17px;">Facinet </span><span style="font-size: 17px;"><b>SYLLA</b></span><span style="font-size: 17px;"> a insisté sur la nécessité de maximiser les recettes intérieures, compte tenu de la faiblesse des aides extérieures. </span><span style="font-size: 17px;"><i>« Actuellement, nous bénéficions de peu d&rsquo;apport externe. C&rsquo;est l&rsquo;impôt et la douane qui paient les salaires, les investissements et les boursiers. Donc ce n&rsquo;est vraiment pas le moment de s&rsquo;amuser avec les recettes de l&rsquo;État »,</i></span><span style="font-size: 17px;"> a-t-il déclaré.</span></p>
<p><span style="font-size: 17px;">Avec une loi de finances ambitieuse et un contexte économique marqué par des contraintes budgétaires, le gouvernement devra concilier rigueur et dialogue pour garantir un recouvrement optimal des recettes sans exacerber les tensions.</span></p>
<p><span style="font-size: 17px;">Mamadou Mouctar </span><span style="font-size: 17px;"><b>SYLLA</b></span><br />
<!--/data/user/0/com.samsung.android.app.notes/files/clipdata/clipdata_bodytext_241224_100912_190.sdocx--></p>
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		<title>Arrestation des journalistes de « Kawalawala » à Mandiana : le Directeur général de  Dabo Média dénonce</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Guineepanorama.com]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Sep 2024 15:51:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITE]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Directeur général de la Radio Dabo Média, Aly Badra CONDÉ, a vivement réagi à la nouvelle de l’arrestation des trois animateurs de l’émission « Kawalawala » à Mandiana ce lundi 16 septembre 2024. D’après mosaiqueguinee qui rapporte l’information, ces journalistes étaient en mission pour enquêter sur l’installation présumée illégale d’une société minière dans la région. Aly [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 25px;"><b>Le Directeur général de la Radio Dabo Média, Aly Badra CONDÉ, a vivement réagi à la nouvelle de l’arrestation des trois animateurs de l’émission « Kawalawala » à Mandiana ce </b></span><span style="font-size: 25px;"><b>lundi 16 septembre 2024</b></span><span style="font-size: 25px;"><b>. D’après </b></span><span style="font-size: 25px;"><b><i>mosaiqueguinee</i></b></span><span style="font-size: 25px;"><b> qui rapporte l’information, ces journalistes étaient en mission pour enquêter sur l’installation présumée illégale d’une société minière dans la région. Aly Badra estime que l’arrestation des journalistes, alors qu’ils menaient une enquête, soulève des questions sur la liberté de la presse et l’ingérence des autorités locales.</b></span></p>
<p><span style="font-size: 25px;">Dans une déclaration à </span><span style="font-size: 25px;"><i>mosaiqueguinee</i></span><span style="font-size: 25px;">, Aly Badra </span><span style="font-size: 25px;"><b>CONDÉ</b></span><span style="font-size: 25px;"> a expliqué avoir été alerté par des citoyens de Mandiana de la présence d’une société minière qui opérait sans autorisation dans la zone. Suite à cette information, il a pris l’initiative d’envoyer l’équipe de </span><span style="font-size: 25px;"><i>« Kawalawala » </i></span><span style="font-size: 25px;">sur le terrain afin de vérifier les faits avant de diffuser toute information. </span><span style="font-size: 25px;"><i>« J’ai fait l’ordre de mission, et j’ai demandé à l’équipe de se rendre sur le terrain pour vérifier les faits avant de dire quoi que ce soit »,</i></span><span style="font-size: 25px;"> a-t-il indiqué.</span></p>
<p><span style="font-size: 25px;">Au lieu de procéder à leur enquête, les animateurs ont été interceptés par les forces de l’ordre et conduits à la gendarmerie. </span><span style="font-size: 25px;"><i>« Ils disent, mais qu’est-ce qui ne va pas ? Sans obtenir une réponse claire », </i></span><span style="font-size: 25px;">a déclaré M. </span><span style="font-size: 25px;"><b>CONDÉ</b></span><span style="font-size: 25px;">, manifestement outré par la situation.</span></p>
<p><span style="font-size: 25px;">Grâce à sa prompte réaction  en contactant certaines autorités locales, les journalistes ont été libérés quelques heures plus tard. </span><span style="font-size: 25px;"><i>« Quand j’ai appelé automatiquement, de part d’autres, quelques autorités, elles ont appelé là-bas. Les journalistes ont été libérés »,</i></span><span style="font-size: 25px;"> a-t-il expliqué.</span></p>
<p><span style="font-size: 25px;">Cette arrestation met en lumière les difficultés rencontrées par les journalistes guinéens dans l’exercice de leur métier, surtout lorsqu’il s’agit d’enquêter sur des sujets sensibles comme l’exploitation minière illégale. A.B. </span><span style="font-size: 25px;"><b>CONDÉ</b></span><span style="font-size: 25px;"> a également pointé du doigt les incohérences dans le traitement réservé aux médias. </span><span style="font-size: 25px;"><i>« Si on aborde des sujets comme ça dans le studio, on nous reproche de n’avoir pas été sur le terrain. On part sur le terrain aussi, on nous dit du n’importe quoi »,</i></span><span style="font-size: 25px;"> a-t-il dénoncé, soulignant le double standard auquel les journalistes sont confrontés.</span></p>
<p><span style="font-size: 25px;">Cet incident relance le débat sur la <a href="https://guineepanorama.com/latif-diallo-en-cachette-je-ne-suis-plus-en-securite/">liberté de la presse en Guinée et la sécurité des journalistes dans leur mission d’informer</a> le public sur des questions cruciales pour les communautés locales.</span></p>
<p><span style="font-size: 25px;">La rédaction </span><!--/data/user/0/com.samsung.android.app.notes/files/clipdata/clipdata_bodytext_240916_154716_946.sdocx--></p>
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		<title>« Enlèvement » brutale et « tortures » des leaders du FNDC : le récit choc de Mohamed CISSÉ sur la nuit du 9 juillet 2024 (partie 1)</title>
		<link>https://guineepanorama.com/enlevement-brutale-tortures-des-leaders-dufndc-le-recit-choc-de-mohamed-cisse-sur-la-nuit-du-9-juillet-2024/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Guineepanorama.com]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jul 2024 16:40:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[« &#8230;c&#8217;est le général Mamadi DOUMBOUYA qui les a ordonnés parce que là, nous sommes au cœur de la présidence&#8230; Le 9 juillet 2024, Mohamed CISSÉ, coordinateur du FNDC à Matoto, dit avoir été enlevé par des forces militaires alors qu&#8217;il préparait une mobilisation. Dans un témoignage poignant, publié sur la toile il décrit l&#8217;intervention, selon [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<hr />
<p style="text-align: left;"><span style="font-size: 17px;"><i>« &#8230;c&rsquo;est le général Mamadi DOUMBOUYA qui les a ordonnés parce que là, nous sommes au cœur de la présidence&#8230;</i></span></p>
<p><span style="font-size: 17px;"><b>Le 9 juillet 2024, Mohamed CISSÉ, coordinateur du FNDC à Matoto, dit avoir été <a href="https://guineepanorama.com/conakry-oumar-sylla-fonike-mengue-et-bilo-bah-du-fndc-dissous-enleves-par-des-agents-en-uniforme/">enlevé par des forces militaires alors qu&rsquo;il préparait une mobilisation</a>. Dans un témoignage poignant, publié sur la toile il décrit l&rsquo;intervention, selon lui, violente, les tortures subies et les interrogatoires musclées au Palais Mohamed V. </b></span></p>
<p><span style="font-size: 17px;">Son nom a été révélé dans le <a href="https://guineepanorama.com/cas-oumar-sylla-billo-bah-et-autres-le-procureur-general-confirme-la-these-denlevement-et-annonce-des-enquetes-communique/">communiqué du procureur général de la République</a>, relatif à l&rsquo;arrestation et à la détention des leaders du FNDC, le mardi, mardi 9 juillet 2024. </span><span style="font-size: 17px;">Ce jour-là, </span><span style="font-size: 17px;">alors que Mohamed </span><span style="font-size: 17px;"><b>CISSÉ</b></span><span style="font-size: 17px;">, coordinateur du FNDC dans la commune de Matoto, prenait part, dit-il, à une réunion au domicile du Coordinateur national à Commandayah un quartier de la Commune de Dixinn, il aurait été enlevé avec ses compagnons par des forces militaires. Au dire du miraculé, les discussions portaient sur une manifestation pacifique projetée le 10 juillet 2024 pour diverses raisons telles que la répression contre les médias, la vie chère et le manque d&rsquo;électricité.</span></p>
<p><span style="font-size: 17px;"><b>L&rsquo;arrivée des militaires et des gendarmes</b></span></p>
<p><span style="font-size: 17px;">Aux alentours de 22 heures, alors que le groupe continuait les causeries après sa réunion, ils seront alertés de l&rsquo;arrivée de véhicules militaires se dirigeant vers leur lieu de rencontre. Mohamed CISSÉ décrit comment un gendarme déguisé en civil est entré dans leur salon, les a identifiés et a appelé ses collègues pour procéder aux arrestations. </span><span style="font-size: 17px;"><i>« </i></span><span style="font-size: 17px;"><i>On avait fini notre entretien &#8211; il y a la télé qui jouait, on a continué dans la causerie. Quelques minutes après, un de nos membres a alerté Monsieur Mamadou Billo BAH : « ah, nous voyons les véhicules militaires qui se dirigent vers Commandayah ». Du coup, Monsieur Billo BAH a informé Foniké Menguè&#8230; Le coordinateur a appelé sa belle-sœur de fermer la grande porte [le portail]. Entre-temps, nous avons reçu un corps étranger : un gendarme déguisé en civil qui portait une casquette blanche. Il était de teint clair avec une taille moyenne &#8211; un peu gros. Il est rentré au salon. Il a vu qu&rsquo;on était tous réunis là. Il a fait un petit recul. Il a demandé [dit] à ses amis : venez ! ils sont là. Il s&rsquo;est retourné, il s&rsquo;est adressé à Foniké Menguè et à Billo BAH : « monsieur [messieurs] vous êtes en état d&rsquo;arrestation ». Billo BAH avait obtempéré. Le Coordinateur [Foniké] avait demandé : « mais, où est le mandat d&rsquo;arrêt parce que vous ne pouvez pas venir ici dans la nuit tardive arrêter les gens sans mandat ». Sur le coup, les trop militaires qui étaient rentrés en tenus lourdement armés, l&rsquo;ont pris [Foniké Menguè] de force &#8211; je me suis mêlé, d&rsquo;autres éléments ont aussi pris la parole. On leur a dit : mais, nous ne sommes pas des criminels &#8211; comme on le tirait par les deux pieds, on le traînait par terre, moi je suis venu prendre par les bras &#8211; les trois gendarmes et nous, on le tirait parce que sa belle sœur s&rsquo;était mêlée. Le monsieur qui était en civil a appelé un renfort parce qu&rsquo;à eux quatre, ils ne pouvaient pas le faire sortir &#8211; le nombre a augmenté à plus de 10 [gendarmes] ».</i></span><span style="font-size: 17px;"> À cet instant précis,  la résistance a cessé. </span><span style="font-size: 17px;">Les forces spéciales lourdement armées ont pris d&rsquo;assaut la maison, traînant Foniké Menguè au sol malgré la résistance des présents.</span><br />
<i><span style="font-size: 17px;">« </span></i><span style="font-size: 17px;"><i>O</i></span><span style="font-size: 17px;"><i>n ne pouvait pas trop tenir. La femme de son petit frère qui était dehors est venue &#8211; elle aussi disait : « mais, faut pas venir arrêter quelqu&rsquo;un comme ça [de la sorte]. Un gendarme lui a donné une gifle &#8211; un autre gendarme m&rsquo;a donné un coup violent avec son pied. Je suis tombé. </i></span><span style="font-size: 17px;"><i>On l&rsquo;a fait sortir derrière la cour &#8211; comme je ne pouvais pas l&rsquo;abandonner, je me suis relevé, j&rsquo;ai courru vers eux toujours pour le retirer [de leurs mains] parce qu&rsquo;ils le traînaient, il se lamentait »</i></span><span style="font-size: 17px;">, raconte </span><span style="font-size: 17px;"><b>CISSÉ</b></span><span style="font-size: 17px;">.</span></p>
<blockquote class="pullquote align-center"><p>Sur le même sujet : <a href="https://guineepanorama.com/enlevement-des-leaders-du-fndc-depuis-son-lieu-dexil-cellou-parle-dune-folie-liberticide-pronee-par-le-cnrd/"><strong>« Enlèvement » des leaders du FNDC : depuis son lieu d’exil, Cellou parle d’une « folie liberticide prônée par le CNRD »</strong></a></p></blockquote>
<p><span style="font-size: 17px;"><b>Transport vers l&rsquo;escadron mobile de la Gendarmerie d&rsquo;Hamdalaye</b></span></p>
<p><span style="font-size: 17px;">Les détenus, y compris </span><span style="font-size: 17px;"><b>CISSÉ</b></span><span style="font-size: 17px;">, ont été emmenés dans des pick-up de la gendarmerie. À la gendarmerie d&rsquo;Hamdalaye, ils ont été violemment interrogés et battus par les militaires, qui les accusaient de fomenter des troubles contre le régime. Les forces spéciales ont alors pris le contrôle de l&rsquo;opération, transférant les détenus dans des blindés et les emmenant, selon lui, vers une destination inconnue. </span><span style="font-size: 17px;"><i>« </i></span><span style="font-size: 17px;"><i>Arrivé à la gendarmerie d&rsquo;Hamdalaye, ils nous ont fait rentrer dans la grande cour. Le commandant de la Gendarmerie &#8211; avait ordonné à ses hommes de nous mettre dans les violons. Le chef des opérations des forces spéciales qui était venu sur le terrain ce jour-là a repliqué : « les colis-là nous appartiennent. C&rsquo;est sur ses instructions qu&rsquo;ils nous ont fait sortir de la Gendarmerie &#8211; ils nous ont mis maintenant dans les blindés. Le commandant, il était grand de taille, il n&rsquo;était pas encagoulé contrairement à ses éléments. </i></span><span style="font-size: 17px;"><i>Billo et moi étions dans le même blindé. Foniké dans un autre. Nous étions au milieu de deux militaires. Dans le blindé, les militaires nous disaient : « vous, depuis le 5 septembre [2021], vous étiez en prison. Nous sommes venus, on vous a libérés. Vous continuez encore à pagailler. Vous voulez inciter le peuple contre le régime mais vous allez regretter tout ça. Attendez seulement ! arrivé là-bas, nous allons arracher toutes vos dents ». </i></span></p>
<p><span style="font-size: 17px;"><i>Le commandant demandait de se présenter. Bilo ne s&rsquo;est pas présenté. Moi, je me suis présenté. On nous giflait, on nous donnait des coups de coude, on cognait nos têtes contre les barres de fer de derrière. Donc, on avait assez de mal &#8211; on nous tapait un peu partout. Ils nous disaient : « qui vous finance ? » Personne n&rsquo;a répondu. Ils ont continué à nous frapper &#8211; ils nous ont dit de courber les têtes pour ne pas savoir notre destination. Sur le cas, Bilo avait essayé de me sauver. Il [a] dit : « laissez ce jeune, il [ne] fait pas partie ». Le militaire qui était à gauche de moi, il me disait : « ta gueule ! nous avons des informations sur vous tous. Nous connaissons tous vos membres et tous vos collaborateurs. Il a même tapé encore en plein visage. On est resté comme ça, on a bougé. On ne savait pas où on allait. Mais lors que nous sommes arrivés à destination, nous avons su que c&rsquo;était le palais Mohamed V, à la présidence [de la République] ».</i></span></p>
<blockquote class="pullquote align-center"><p>Lire aussi : <strong><a href="https://guineepanorama.com/arrestation-ou-kidnapping-des-leaders-du-fndc-sidya-toure-denonce-un-kidnapping-injustifie/">Arrestation ou « kidnapping » des leaders du FNDC : Sidya TOURÉ dénonce « un kidnapping injustifié »</a></strong></p></blockquote>
<p><span style="font-size: 17px;"><b>Tortures à la présidence </b></span></p>
<p><span style="font-size: 17px;">De la Gendarmerie d&rsquo;Hamdalaye, Mohamed </span><span style="font-size: 17px;"><b>CISSÉ</b></span><span style="font-size: 17px;"> et ses codétenus auraient été conduits au Palais Mohamed V, où ils auraient été sévèrement battus par des militaires. Cissé raconte comment ils ont été questionnés sur leurs supposés financeurs et collaborateurs militaires, tout en subissant des coups et des insultes. Les militaires les accusaient de conspirer contre le régime, ajoutant une dimension politique à leur arrestation.</span></p>
<p><span style="font-size: 17px;"><i>« Il y avait une cinquantaine de militaires qui étaient dans la grande cour, il y avait des blindés, il y avait deux chars à part ceux qui étaient à l&rsquo;extérieur. Les autres militaires qui étaient dans la cour sont venus ouvrir les portières. C&rsquo;est ceux-là [ceux-ci] qui nous ont donné plus de coups. Ils nous donnaient des coups de crosses. Tout le monde se lamentait. J&rsquo;étendait même Foniké qui se lamentait derrière. Chacun venait [dire] : « c&rsquo;est eux les pagailleurs ». Il y en a qui parlaient en sosso. On ne pouvait pas entendre la conversation du commandant. </i></span></p>
<p><span style="font-size: 17px;"><i>Sur ça, il y a un militaire qui est venu, il a pris le bras de Billo, il l&rsquo;a mis au niveau de la portière, il a essayé de fermer flagramant au moins trois fois &#8211; il criait avec une grande douleur. Je ne peux pas confirmer s&rsquo;il a le bras cassé ou pas &#8211; nous tous, on continuait à nous tabasser.</i></span></p>
<p><span style="font-size: 17px;"><i>Ils nous ont fait sortir des blindés, ils nous ont encerclés, on nous tabassait à trois à la présidence. Donc si vous demandé quelle était la chaîne de commandement, je peux dire que c&rsquo;est le général Mamadi DOUMBOUYA qui leur a ordonné parce que là, nous sommes au cœur de la présidence. Il peut observer à travers les fenêtres qu&rsquo;il avait des cris &#8211; le commandant leur a ordonné de nous relever parce qu&rsquo;on avait fait au moins plus de 30 minutes à la présidence là-bas ».</i></span></p>
<p><span style="font-size: 17px;">C&rsquo;est ici prend fin la première partie de notre décryptage sur le témoignage de Mohamed </span><span style="font-size: 17px;"><b>CISSÉ</b></span><span style="font-size: 17px;">, un des codétenus d&rsquo;Oumar </span><span style="font-size: 17px;"><b>SYLLA</b></span><span style="font-size: 17px;"> et de Mamadou Billo </span><span style="font-size: 17px;"><b>BAH</b></span><span style="font-size: 17px;">, tous « </span><span style="font-size: 17px;"><b>enlevés »</b></span><span style="font-size: 17px;"> le même jour. La seconde partie sera consacrée à leur déportation présumée sur l&rsquo;île de Kassa, leur vie en détention et sa remise en liberté. </span></p>
<p><span style="font-size: 17px;">Nous tenons à préciser que nos multiples tentatives pour connaître l’origine de la <a href="https://youtu.be/8F82CDhRRTg?si=xbqdsW2-EvMTT3Kc">vidéo</a> et son auteur, n’ont pas eu de suite. Cependant, la vidéo tourne en boucle sur internet, elle surtout partagée sur les canaux de communication du défunt FNDC.<br />
</span></p>
<p>Nous ne sommes donc pas à mesure de préciser ni le lieu ni la date de réalisation de cette vidéo qui est, apparemment, l’œuvre de professionnels.</p>
<p><span style="font-size: 17px;">Plus d&rsquo;une semaine après l&rsquo;incident, Oumar </span><span style="font-size: 17px;"><b>SYLLA</b></span><span style="font-size: 17px;"> et Billo </span><span style="font-size: 17px;"><b>BAH</b></span><span style="font-size: 17px;"> restent introuvables. La justice, à travers le <a href="https://guineepanorama.com/cas-oumar-sylla-billo-bah-et-autres-le-procureur-general-confirme-la-these-denlevement-et-annonce-des-enquetes-communique/">procureur de la république,</a> dit ne pas connaître leur lieu de détention, des enquêtes seraient en cours pour déterminer le fond de cette affaire, a rassuré le procureur. </span></p>
<p><span style="font-size: 17px;">À suivre !</span></p>
<p><span style="font-size: 17px;">Décryptage signé Saa Joseph </span><span style="font-size: 17px;"><b>KADOUNO</b></span></p>
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		<title>PN, AG, GN : ces insignes pour échapper au contrôle et intimider la police routière à Conakry</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Jul 2024 16:04:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITE]]></category>
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		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[armée]]></category>
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					<description><![CDATA[« J&#8217;utlise PN parce que souvent, quand les policiers t&#8217;arrêtent ils voient ça, ils vont te laisser partir&#8230; » À Conakry, des usagers de motos non immatriculées utilisent des insignes réservés aux Forces de Défense et de Sécurité (FDS) pour échapper aux contrôles routiers. Les initiales AG, PN, et GN sont souvent détournées par des civils afin [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><span style="font-size: 17px;">« J&rsquo;utlise PN parce que souvent, quand les policiers t&rsquo;arrêtent ils voient ça, ils vont te laisser partir&#8230; »</span></p></blockquote>
<p style="text-align: left;"><strong><span style="font-size: 17px;">À Conakry, des usagers de motos non immatriculées utilisent des insignes réservés aux Forces de Défense et de Sécurité (FDS) pour échapper aux contrôles routiers. Les initiales AG, PN, et GN sont souvent détournées par des civils afin de tromper les agents de la police routière. Cette pratique, largement répandue, nuit à l&rsquo;efficacité des contrôles et impacte les recettes non fiscales de l&rsquo;État. La police routière intensifie les vérifications pour démasquer les fraudeurs et saisir leurs engins. </span></strong></p>
<blockquote><p> A notre reporter Tamba Justin <strong>LÉNO</strong></p></blockquote>
<p><span style="font-size: 17px;">Exclusivement réservées aux Forces de Défense et de Sécurité (FDS), les insignes AG pour Armée Guinéenne, PN pour  Police nationale, ou encore GN pour Gendarmerie nationale, sont fréquemment utilisées par de nombreux détenteurs de motos à Conakry. Ce sont majoritairement des civils qui se livrent à cette pratique </span><span style="font-size: 17px;">pour tromper l&rsquo;apparence des agents de la police routière. </span><span style="font-size: 17px;"><i>« Dans notre travail de maintien de la sécurité routière, nous avons souvent eu à faire à beaucoup de ces cas à Conakry et même à l’intérieur du pays d’après nos confrères qui y travaillent. Nous avons découvert qu’elle permet non seulement à ceux-là qui la pratiquent d’échapper au contrôle policier mais aussi de faire trafic d’influence lors des contrôles routiers »</i></span><span style="font-size: 17px;">, confirme sous anonymat un agent de la police routière que nous avons approché au rond-point Enco5 sur la route le Prince. « </span><span style="font-size: 17px;"><i>C’est une pratique frauduleuse », a-t-il décononcé par la suite.</i></span></p>
<p><span style="font-size: 17px;">Alors que nous finissons à peine notre entretien avec l&rsquo;agent, voilà un jeune homme de 25 ans qui arrive avec sur sa moto. Au lieu de la plaque d&rsquo;immatriculation, c&rsquo;est un autocollant sur lequel est écrit AG (ndlr : Armée guinéenne) qu&rsquo;on aperçoit sur sa moto. Il est alors interpelé. Une discussion s&rsquo;engage, mais nous n&rsquo;avons pas l&rsquo;autorisation de filmer. Pour se défendre, le jeune </span><span style="font-size: 17px;">parle du diminutif de Assemblée Générale, une association au sein de laquelle il évoluerait. </span><span style="font-size: 17px;"><i>« Où peut-on trouver cette association à Conakry ? As-tu une preuve de ce que tu racontes ? Est-ce que votre association dont tu parles a au moins une page Facebook où on pourrait vérifier ce que tu nous dis ? », </i></span><span style="font-size: 17px;">interroge l&rsquo;agent au visage colérique. Face à ces questions, le jeune est resté muet tandis que l&rsquo;agent tire sa conclusion : </span><span style="font-size: 17px;"><i>« </i></span><span style="font-size: 17px;"><i>Sans doute le mensonge du jeune civile se faisant passer pour un agent de sécurité. </i></span><span style="font-size: 17px;"><i>Tu es démasqué mon frère. Ton engin est entre les mains de la sécurité routière désormais. Tu devras t’expliquer devant l’autorité compétente</i></span><span style="font-size: 17px;"><i>« , </i></span><span style="font-size: 17px;">a-t-il déclaré avant de saisir la moto du mis en cause.</span></p>
<p><span style="font-size: 17px;">Sur place, c’était du plus rien à dire pour le mis en cause qui n’avait pas non plus de pièces justificatives d’un agent de sécurité sur lui.</span></p>
<p><span style="font-size: 17px;">Comme ce jeune homme, ils sont nombreux à Conakry à avoir sur leur motos les insignes des FDS. Nous avons cherché à comprendre leurs motivations. À Sonfonia T7, un jeune s&rsquo;est confié : <em>« J&rsquo;utlise PN parce que souvent, quand les policiers t&rsquo;arrêtent ils voient ça, ils vont te laisser partir. J&rsquo;ai tous mes papiers mais vous savez, les policiers d&rsquo;ici une fois qu&rsquo;ils t&rsquo;arrêtent, tu vas forcément payer de l&rsquo;argent. Ou [bien] si tu ne paies pas, ils vont te retarder »,</em> s&rsquo;est-il justifié. </span></p>
<p><span style="font-size: 17px;">La pratique a des conséquences économiques pour l&rsquo;État qui perd une partie considérable des recettes non fiscales, selon un analyste des questions économiques qui n&rsquo;a pas voulu aller trop en détails, estimant que les autorités laissent faire. Les plaques d’immatriculation des motos coûtent entre <strong>500</strong> et <strong>800 000</strong> francs guinéens. </span><span style="font-size: 17px;">Pour la combattre, le ministère des Transports a déjà fait un communiqué invitant la police routière à procéder à des contrôles rigoureux afin de démasquer ces engins et les envoyer dans le parc automobiles des Forces de Défense et de Sécurité. </span></p>
<p><span style="font-size: 17px;">Tamba Justin </span><span style="font-size: 17px;"><b>LENO</b></span><!--/data/user/0/com.samsung.android.app.notes/files/clipdata/clipdata_bodytext_240715_155806_078.sdocx--></p>
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