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	<title>juriste &#8211; Guineepanorama</title>
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	<description>Une vision Globale de la Guinée</description>
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		<title>Est-il possible de changer de Nom ou de Prénom d’une personne ? (Juriste Kalil Camara) </title>
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		<pubDate>Tue, 17 Dec 2024 16:11:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Le nom et le prénom permettent d’identifier une personne physique dans sa vie sociale et juridique. Dans la vie sociale, c’est l’appellation de la personne physique parmi ses congénères. Du point de vue juridique, c’est l’identification ou l’individualisation de la personne dans l’exercice de ses droits et dans l’accomplissement de ses devoirs. C’est pourquoi dès [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le nom et le prénom permettent d’identifier une personne physique dans sa vie sociale et juridique. Dans la vie sociale, c’est l’appellation de la personne physique parmi ses congénères. Du point de vue juridique, c’est l’identification ou l’individualisation de la personne dans l’exercice de ses droits et dans l’accomplissement de ses devoirs. C’est pourquoi dès la naissance, toute personne doit avoir un nom et un prénom. C’est fondamental pour exister sur le plan social et juridique. Aussi, on ne peut avoir qu’un seul nom et un seul prénom d’identification dans ses actes civils. Exemple : si vous avez dans votre acte de naissance Mohamed (prénom) Soumah ( nom de famille), ils doivent fuguer dans vos documents ou actes. Vous ne pouvez pas avoir d’autres noms ou prénoms. Le contraire ( double identité) sera constitutif d’usurpation d’identité, de faux et usage de faux qui sont punis par la loi pénale. ( Dans l’exemple donné ci-dessus, nous avons respecté la structure légale de l’appellation. En effet, l’article 28 alinéa 3 du code civil, repris par l’article 55 du code de l’enfant, dispose que pour l’appellation des personnes, le ou les prénoms doivent obligatoirement précéder les noms de famille dans les actes et écrits officiels et privés. Contrairement à la réalité où il est mentionné sur les actes et documents: (Soumah Mohamed).</p>
<p>Cependant, la loi n’exclut pas le changement de Nom et de Prénom. Lorsqu’il y a nécessité de changer de nom ou de prénom, la loi le permet. C’est ce que nous allons vous expliquer dans le présent article. A préciser que nous parlons exclusivement ici de la personne physique( vous et nous). Le changement de dénomination de la personne morale est soumis à d’autres règles.</p>
<p>Avant d’expliquer les conditions de changement de Nom et de Prénom d’une personne physique(II), il est important d’expliquer les modalités d’attribution(I).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>I- Modalités d’attribution de nom et de prénom</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La loi prévoit des règles spécifiques à l’attribution de chaque élément d’identification. Un principe est imposé quant au nom de famille (A) et une liberté de choix quant au Prénom.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>A- Le principe lié à l’attribution du Nom patronymique</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>On parle de patronymie parce qu’en droit guinéen, il est de principe qu’à la naissance, l’enfant porte le nom de famille de son père. C’est en cas de désaveu de paternité ou s’il n’est pas reconnu par le père qu’il porte celui de sa mère. A défaut des noms de famille des père et mère de l’enfant, la loi confère la compétence à l’officier de l’état civil de lui attribuer un nom.</p>
<p>En cas d’adoption plénière, l’enfant prend le nom de l’adoptant. Pour l’adoption simple, l’enfant garde son nom de famille. En cas d’adoption plénière par deux époux, il porte le nom de l’époux.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>B- De la liberté de choix du Prénom de l’enfant</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le code de l’enfant guinéen consacre la liberté de choix du prénom de l’enfant à ses parents. Ils sont libres d’attribuer le prénom qu’ils souhaitent à leur enfant : Moïse, Moussa, Jacob ou Sadio. S’il s’agit d’un enfant trouvé sans parent, l’officier de l’état lui attribue librement un prénom. Cependant, comme toujours la loi priorise l’intérêt de l’enfant. A cet effet, l’article 63 de l’enfant énonce in fine : «…Dans tous les cas, le prénom attribué à l&rsquo;enfant ne peut pas porter atteinte à la considération de celui-ci».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Par ailleurs, il faut noter que le législateur ne prévoit aucune mesure en cas de désaccord entre les parents sur le choix du Prénom de leur enfant. On pourrait peut-être faire recours aux règles coutumières, sans porter atteinte aux principes d’égalité entre Homme et Femme. En tout état de cause, pour tout désaccord persistant, le tribunal est compétent pour trancher.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>II- Les règles relatives au changement de Nom et de Prénom en droit Guinéen</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Il arrive souvent des événements qui nécessitent un changement de nom (A) ou de prénom (B). Pour le nom par exemple, lorsque l’enfant qui n’était pas reconnu par son père est enfin reconnu. Il peut aussi arriver qu’une personne change de religion et souhaite adopter un nom approprié à sa nouvelle religion. Ça peut être sans doute un motif légitime ou un intérêt pour l’enfant.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>A- L’immuabilité du Nom patronymique</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La loi défend le principe de l’immuabilité du nom de famille. Selon ce principe, le nom de famille ne peut être changé.. Toutefois, il accepte des cas exceptionnels avec des exigences. Alors que le code civil parle de motif légitime, le code de l’enfant pose l’intérêt de l’enfant. Ainsi l’enfant dont l’intérêt le justifie peut, par lui-même, s’il est âgé de 13 ans, ou par son représentant légal, demander à changer de nom. Parlant de motif légitime qui peut être l’intérêt de l’enfant, nous pouvons reprendre l’exemple concernant l’enfant qui n’était pas reconnu par son père ou qui avait pris le nom d’une personne qui n’était pas son véritable père.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le changement de nom est autorisé par décret du président de la République publié au Journal officiel. La demande est adressée au ministre de la justice. Si c’est à l’étranger, à l’agent diplomatique ou consulaire. Le décret de refus ou d’autorisation de changement de nom est susceptible de recours devant la Cour suprême.</p>
<p>Le changement de nom s’étend aux enfants mineurs du demandeur, quant aux enfants âgés de plus de 13 ans, leur consentement est requis.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>B- Les conditions liées au changement de Prénom</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cette procédure semble moins rigoureuse que celle liée au changement du nom patronymique. La condition exigée par la loi est l’intérêt de l’enfant. L’enfant dont l’intérêt le justifie peut demander à changer de Prénom. La demande sous forme de requête, est présentée par l’enfant lui-même, s’il est âgé de 13 ans, ou par son représentant légal, devant le président du tribunal de première instance.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>A retenir que la loi donne la possibilité de changer le nom et le prénom. Toutefois, ce changement ne peut s’effectuer de manière fantaisiste. Il faut justifier la demande par l’intérêt de l’enfant (ou de la personne concernée) ou par un motif légitime.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le changement de nom et de prénom n’est pas sans conséquence sur les actes et documents administratifs de l’intéressé.</p>
<p>Après avoir obtenu la décision de justice ou le décret autorisant le changement de nom et de prénom, peut suivre la modification dans tous les actes et documents( acte de naissance, diplôme, carte d’identité, passeport etc).</p>
<p>Kalil Camara</p>
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		<title>La nomination des chefs de services préfectoraux des affaires politiques et électorales manque de précision, selon le juriste Ibrahima Kalil CAMARA</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Oct 2024 09:06:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Le 16 octobre 2024, le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) a procédé à la nomination de trente-trois (33) cadres aux postes de chefs de services préfectoraux des affaires politiques et de l’administration électorale. Cette décision est critiquée par certains juristes pour son manque de clarté et de fondement juridique, notamment [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 17px;"><b>Le 16 octobre 2024, le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) a procédé à la <a href="https://guineepanorama.com/analyse-de-la-nomination-des-chefs-de-services-prefectoraux-des-affaires-politiques-et-electorales-en-guinee/">nomination de trente-trois (33) cadres aux postes de chefs de services préfectoraux des affaires politiques et de l’administration électorale</a>. Cette décision est critiquée par certains juristes pour son manque de clarté et de fondement juridique, notamment par Ibrahima Kalil CAMARA, un juriste consultant qui a exprimé ses réserves.</b></span></p>
<p><span style="font-size: 17px;">En examinant le contenu de la décision, Kalil <strong>CAMARA</strong> fait remarquer que celle-ci, bien qu’elle se réfère aux lois et décrets relatifs à l’organisation générale de l’administration publique et au statut des agents de l’État, ne spécifie pas clairement les missions des cadres nommés. </span><span style="font-size: 17px;"><i>« Il est indispensable que la mission de ces chefs de services soit précisée pour que la décision ait une base juridique plus solide et pour que les cadres concernés sachent exactement quelles sont leurs attributions »,</i></span><span style="font-size: 17px;"> explique le juriste.</span></p>
<p><span style="font-size: 17px;">La décision comporte trois articles. Le premier dresse la liste des cadres nommés, le deuxième précise que les dépenses seront couvertes par le budget du ministère, et le troisième stipule que la décision entre en vigueur immédiatement. Cependant, aucune précision sur les missions des cadres n’est donnée, ce qui, selon Kalil </span><span style="font-size: 17px;"><b>CAMARA</b></span><span style="font-size: 17px;">, complique l’évaluation de la légalité ou de l’illégalité de la décision.</span></p>
<p><span style="font-size: 17px;">Le juriste rappelle que, bien que le ministre puisse légitimement prendre certaines décisions pour des nécessités de service, celles-ci doivent impérativement être d’ordre réglementaire. Concernant la gestion des élections, Kalil </span><span style="font-size: 17px;"><b>CAMARA</b></span><span style="font-size: 17px;"> souligne que cela relève normalement d’un cadre législatif, nécessitant l’intervention de l’Assemblée nationale, et non d’une simple décision ministérielle.</span></p>
<p><span style="font-size: 17px;">Ainsi, Ibrahima Kalil </span><span style="font-size: 17px;"><b>CAMARA</b></span><span style="font-size: 17px;"> recommande que le ministre complète sa décision en définissant clairement les attributions des chefs de services préfectoraux des affaires politiques et de l’administration électorale pour éviter toute ambiguïté et pour se conformer pleinement au cadre juridique en vigueur.</span></p>
<p><span style="font-size: 17px;">Mamadou Mouctar </span><span style="font-size: 17px;"><b>SYLLA</b></span><br />
<!--/data/user/0/com.samsung.android.app.notes/files/clipdata/clipdata_bodytext_241021_090406_769.sdocx--></p>
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		<title>Le Juriste Kalil CAMARA répond à Dansa : « Une constitution issue d’une transition peut bel et bien personnaliser »</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Aug 2024 19:30:49 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[avant-projet de nouvelle constitution]]></category>
		<category><![CDATA[CNT]]></category>
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					<description><![CDATA[« Leur procédé s’altère et se rapproche de plus en plus à la forme autoritaire ou plébiscite des constitutions qui ont vocation à s’imposer au peuple plutôt que l’associer à leur rédaction avant de l’approuver par référendum ». &#160; Le débat sur la nouvelle constitution Guinée, rédigée dans le cadre de la transition actuelle, continue de faire [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><!--/data/user/0/com.samsung.android.app.notes/files/clipdata/clipdata_bodytext_240808_193446_855.sdocx--></p>
<blockquote><p><span style="font-size: 25px;"><i>« Leur procédé s’altère et se rapproche de plus en plus à la forme autoritaire ou plébiscite des constitutions qui ont vocation à s’imposer au peuple plutôt que l’associer à leur rédaction avant de l’approuver par référendum ».</i></span></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-size: 25px;">Le débat sur la nouvelle <a href="https://guineepanorama.com/14377-2/">constitution</a> Guinée, rédigée dans le cadre de la transition actuelle, continue de faire des vagues. Lors d&rsquo;une récente conférence de presse, Dr Dansa Kourouma, président du Conseil National de la Transition (CNT), a soutenu que cette constitution ne devait <a href="https://guineepanorama.com/eventuelles-candidatures-des-membres-du-cnrd-dansa-kourouma-sexplique-devant-la-presse/">exclure</a> aucun citoyen de la course à la présidence, insistant sur le fait qu&rsquo;une constitution </span><span style="font-size: 25px;"><i>« ne personnalise pas ». </i></span><span style="font-size: 25px;">Une position vivement critiquée par le juriste Kalil CAMARA, qui affirme que toute constitution issue d&rsquo;une transition peut, au contraire, contenir des dispositions spécifiques visant à encadrer le pouvoir, citant l&rsquo;exemple de la constitution de 2010.</span></p>
<p><span style="font-size: 25px;">Le président du Conseil national de la Transition (CNT), Dr Dansa </span><span style="font-size: 25px;"><b>KOUROUMA</b></span><span style="font-size: 25px;">, a tenu une conférence de presse ce mercredi, 7 août 2024 à Conakry. Lors de cette rencontre avec la presse, il s’est prononcé sur les ambiguïtés liées à l&rsquo;avant-projet de nouvelle constitution, qui laisse planer un doute sur la possibilité pour les membres du CNRD de se présenter à la future élection présidentielle, notamment avec l&rsquo;introduction de la candidature indépendante dans le texte. Évasif sur la question, Dansa Kourouma a déclaré que </span><span style="font-size: 25px;"><i>« la constitution n&rsquo;a pas vocation à exclure un citoyen prétendant à la magistrature suprême. La constitution ne personnalise pas, elle n’individualise pas, sinon elle devient une constitution taillée sur mesure. »</i></span></p>
<p><span style="font-size: 25px;">Réagissant à ces propos, le juriste Kalil CAMARA estime que le président du CNT ignore l&rsquo;objet véritable d&rsquo;une constitution. Selon lui, toutes les constitutions du monde ont une double vocation :</span></p>
<p><span style="font-size: 25px;">« 1. Poser les règles juridiques relatives au fonctionnement, à l’exercice, et à la dévolution du pouvoir politique dans l’État. C’est pourquoi l’on dit que la constitution est l’acte régulateur de l’État. Elle fixe les limites aux gouvernants pour faire barrage à l’abus de pouvoir.</span></p>
<p><span style="font-size: 25px;">2. Fixer les droits, devoirs et libertés des citoyens. C’est la constitution qui consacre les droits et libertés fondamentaux des citoyens pour prévenir leur violation.</span></p>
<p><span style="font-size: 25px;">Poursuivant son analyse, le juriste, également journaliste, rappelle à Dr Dansa </span><span style="font-size: 25px;"><b>KOUROUMA</b></span><span style="font-size: 25px;"> le précédent de 2010. Revenant à la première vocation consistant à encadrer les pouvoirs publics, toutes les règles garantissant une meilleure transmission du pouvoir politique peuvent être contenues dans une constitution. </span><span style="font-size: 25px;"><i>« C’est pour cette raison que toutes les constitutions issues d’une rupture constitutionnelle contiennent des dispositions transitoires. La constitution de 2010, issue de la transition, a bien personnalisé en son article 156. Dans son Alinéa 2, elle disposait que « le président de la République par intérim assumant la transition ne peut en aucune façon et sous quelque forme que ce soit modifier la constitution, le code électoral, la loi relative aux partis politiques, et la loi fixant le régime des associations et de la presse ». Cette disposition visait uniquement le président de la transition à l’époque, car le constituant avait estimé que la violation de ces éléments porterait atteinte à l’objectif recherché par la constitution et la transition. Après la transition, ces dispositions transitoires deviennent caduques. »</i></span></p>
<p><span style="font-size: 25px;">Kalil </span><span style="font-size: 25px;"><b>CAMARA</b></span><span style="font-size: 25px;"> conclut en critiquant la démarche actuelle : </span><span style="font-size: 25px;"><i>« Leur procédé s’altère et se rapproche de plus en plus de la forme autoritaire ou plébiscitaire des constitutions qui ont vocation à s’imposer au peuple, plutôt que de l’associer à leur rédaction avant de l’approuver par référendum. »</i></span></p>
<p><span style="font-size: 25px;">Mamadou Mouctar </span><span style="font-size: 25px;"><b>SYLLA</b></span><!--/data/user/0/com.samsung.android.app.notes/files/clipdata/clipdata_bodytext_240808_192823_436.sdocx--></p>
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		<title>Avant-projet de la nouvelle constitution : « certains parmi eux viendront&#8230; contester cette constitution&#8230; », réagit Mamady LÉNO</title>
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		<pubDate>Mon, 29 Jul 2024 16:15:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[L&#8217;avant-projet de la nouvelle constitution de la Guinée sera présenté le lundi 29 juillet 2024 à l&#8217;hémicycle. Ce projet, qui comprend cinq points cruciaux, se veut durable selon le président du CNT. Toutefois, Mamady LÉNO, juriste et activiste des droits de l&#8217;homme, exprime de sérieux doutes quant à sa pérennité. Lors de son intervention chez [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 25px;"><b><a href="https://guineepanorama.com/referendum-lavant-projet-de-constitution-presente-lundi/">L&rsquo;avant-projet de la nouvelle constitution de la Guinée sera présenté le lundi 29 juillet 2024 à l&rsquo;hémicycle</a>. Ce projet, qui comprend <a href="https://guineepanorama.com/retour-a-lordre-constitutionnel-des-moutures-appelees-les-chantiers-les-plus-audacieux-de-la-nouvelle-constitution-revelees-par-dr-dansa-kourouma/">cinq points cruciaux</a>, se veut durable selon le président du CNT. Toutefois, Mamady LÉNO, juriste et activiste des droits de l&rsquo;homme, exprime de sérieux doutes quant à sa pérennité. Lors de son intervention chez nos confrères de Cavi Média, il a souligné que ceux qui élaborent actuellement cette constitution pourraient être les mêmes à la contester demain, mettant en lumière les défis persistants de la transition politique en Guinée et le cycle des changements constitutionnels qui n&rsquo;apportent </b></span><span style="font-size: 25px;"><b><i>« pas de solutions »</i></b></span><span style="font-size: 25px;"><b> concrètes pour la population.</b></span></p>
<p><span style="font-size: 25px;">Alors que le président du CNT parle d&rsquo;une constitution qui va </span><span style="font-size: 25px;"><i>« résister au temps »,</i></span><span style="font-size: 25px;"> Mamady </span><span style="font-size: 25px;"><b>LÉNO</b></span><span style="font-size: 25px;">, juriste et activiste des droits de l&rsquo;homme n&rsquo;y croit pas à cette thèse. Invité chez nos confrères de Cavi Média ce lundi 29 juillet 2024, il affirme que les mêmes les auteurs seront les contestaires de leur propre œuvre.</span></p>
<blockquote class="pullquote align-center"><p>Sur le même sujet : <a href="https://guineepanorama.com/avant-projet-de-nouvelle-constitution-le-texte-divise-deja/"><strong>Avant-projet de nouvelle Constitution : le texte divise déjà</strong></a></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote class="pullquote align-center">
<p style="text-align: left;"><span style="font-size: 25px;"><i>« Je suis très pessimiste. Pourquoi je le dis ? Parce que quand vous suivez les évolutions de ce pays, vous allez vous rendre compte qu&rsquo; il n&rsquo;y a pas d’espoir. Dans la même période, vous savez qui sont aujourd&rsquo;hui au niveau de ce CNT, et ceux qui sont au niveau du gouvernement. Les acteurs politiques ne pensent pas aux questions antérieures, les questions que le pays a vécues. Il était important de poser la question sur la table. Pourquoi, chaque jour, la transition politique n&rsquo;est pas possible en Guinée ? Il faut chaque fois un coup d&rsquo;État, il faut le décès d&rsquo;un président. Pourquoi ne pas faire une étude approfondie pour éviter que la transition ne pose problème dans le pays ? Et, demain, on va voir d&rsquo;autres qui viendront encore contester ces actifs [acquis] pour dire que ce n&rsquo;est pas ça. Ceux qui sont en train de faire la constitution là, certains parmi eux viendront demain contester cette constitution devant le public guinéen. Tout le monde est focalisé sur la durée du mandat. Et ce n&rsquo;est pas une bonne chose pour les pays comme l&rsquo;Afrique, comme la Guinée. De 58 à nos jours, nous sommes aujourd&rsquo;hui dans beaucoup de cascades de constitutions.</i></span><br />
<span style="font-size: 25px;"><i>Et ça n&rsquo;a jamais apporté de solution au niveau même de la population elle-même », </i></span><span style="font-size: 25px;">a-t-il fait savoir.</span></p>
<p><span style="font-size: 25px;">Ce projet de nouvelle constitution composé de 200 pages prévoit l&rsquo;éligibilité des candidatures indépendantes. Certains acteurs socio-politiques n&rsquo;ont pas répondu aux consultations ayant prévalues à son élaboration.</span></p></blockquote>
<p><span style="font-size: 25px;">Mamadou Mouctar </span><span style="font-size: 25px;"><b>SYLLA</b></span> <!--/data/user/0/com.samsung.android.app.notes/files/clipdata/clipdata_bodytext_240729_161150_309.sdocx--></p>
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