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Opinion/ Présidentielle du 18  octobre prochain : à chaque  formation politique, sa raison de participer ou pas (analyse de Tamba Pierre Leno)

Dans sa volonté d’appliquer les dispositions de l’article  157 du Code électoral révisé, relatif à la déclaration de candidature, la CENI  a informé les partis politiques légalement agréés et désireux de présenter des candidats à l’élection présidentielle du 18 octobre 2020. Une procédure qui a débuté au greffe de la Cour Constitutionnelle le mercredi 19 août et qui a pris fin mardi 8 septembre 2020. Pendant cette période, le choix revenait à ces formations politiques de tenter leur chance pour la bataille politique prochaine. Un choix, pour certains, qui a fait couler  assez  d’encres au sein de l’opinion politique guinéenne. Participer ou pas et pourquoi ?  Faisons l’analyse de la situation avec certains partis.

Pour le principal parti de l’opposition (UFDG), participer à cette  élection, c’est comme pour répondre à l’opinion qui estime que Dalein ne doit pas aller à cette présidentielle au risque de cautionner la nouvelle constitution  jusque-là rejetée.

Quant  à Dr Ousmane Kaba du PADES, qui a déposé le vendredi 4 septembre 2020 son dossier de candidature à la Cour constitutionnelle, il s’est montré confiant devant les journalistes « le PADES présente sa candidature pour gagner. Et nous sommes là pour gagner quelles que soient les décisions des uns et des autres », avait-t-il déclaré, avant de soutenir que  de nos jours, le parti au pouvoir est désavoué même dans son fief. Ce qui, d’après lui, est l’un des efforts de l’opposition.  « Il faut donner une chance au peuple de Guinée, de choisir. Lorsque le peuple choisit personne ne peut faire barrage. C’est la raison pour laquelle dès au départ, nous avons opté pour éviter la politique de la chaise vide qui n’a jamais fait avancer un pays » a soutenu avec force l’ancien ministre de l’économie.

Si pour certains, participer à la présidentielle du 18 octobre est fondamental, pour d’autres, il n’en est pas question,  pour plusieurs raisons.

Le Bloc Libéral de Dr Faya Lansana MILLIMONO  en est une  illustration. Pour le président de cette formation politique,  ce rendez-vous constitue une mascarade électorale. « Il y a d’abord les positions que nous avons prises tout au long du combat du FNDC. Tous ceux-là qui participent à cette élection ne nous diront pas le contraire. Autre chose, le fait que la CENI soit inféodée à la présidence. C’est pourquoi elle a pris soin d’écrire à la Cour Constitutionnelle pour violer la loi électorale», avait laissé entendre le président du BL, au cours de l’une de ses dernière sortie.

« Aller à cette élection serait légitimer  tout ce, contre quoi nous nous sommes battus pendant toutes ces années. C’est aussi une façon de ne pas honorer les mémoires de tous ceux qui sont tombés pendant les manifestations », a-t-il mentionné.

Pour ce qui concerne le PDG-RDA de l’ancien Président Ahmed Sékou TOURE, sa non-participation à cette échéance électorale  s’explique  par deux raisons.

La première concerne la  non-conformité juridique et l’absence  de Mohamed TOURE, actuel président du parti du  territoire national.  Selon un membre du parti, la présence de Mohamed  TOURE serait gênante pour le parti au pouvoir, d’où l’indifférence  des autorités  du pays  pour leur implication pour sa libération.

La  seconde raison est  que l’honorable Oyé BEAVOGUI, le secrétaire général par intérim du parti n’aurait pas l’âge requis pour être candidat à la présidentielle.

Même-si ces raisons citées ci-haut sont parallèles, le parti du reggaeman guinéen PGSD, Elie KAMANO estime n’avoir pas trouvé l’intégralité de la caution fixée par la CENI à 800 millions de francs guinéens. le président du PGSD regrette de ne pas pouvoir acter sa candidature, cependant il ne compte nullement s’éloigner du processus.

Au regard de tout ce qui précède, tout porte à croire que cette élection présidentielle  présente de grands enjeux.  Cependant, au moment où  nous assistons  de part et d’autre à des prises de position, les surprises peuvent venir de tous les horizons, car en politique, rien n’est prévisible. L’avenir nous édifiera.

 

Analyse de  Tamba Pierre Leno (journaliste)/ guineepanorama

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